Dans un open space animé, une cafétéria pleine de vie ou une salle de réunion en pleine effervescence, le bruit est omniprésent. Pourtant, il n’est pas toujours le bienvenu. Fatigue, stress, perte de concentration… Un environnement sonore inadapté impacte directement la qualité de vie au travail.
Le confort acoustique est encore trop souvent négligé lors de la conception ou de la rénovation des espaces de travail.
Chez Merci René, nous pensons que le calme doit être pensé dès le début d’un projet d’aménagement, au même titre que l’ergonomie, la lumière ou la circulation. Et qu’il est tout à fait possible de traiter l’acoustique de manière responsable, en privilégiant des matériaux biosourcés, locaux ou issus du réemploi.
Pourquoi l’acoustique est un enjeu clé dans les espaces de travail ?
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) rappelle que l’exposition au bruit sur le lieu de travail peut entraîner une fatigue cognitive, une irritabilité accrue, une gêne dans les échanges, et parfois des troubles de santé plus profonds
Une autre étude menée par l’INRS montre que 55 % des salarié·es travaillant en open space jugent le bruit gênant ou très gênant, ce qui impacte directement leur bien-être et leur efficacité. Source INRS – Étude GABO 2019.
Autrement dit :
Le confort acoustique n’est pas un luxe, c’est une composante essentielle d’un espace de travail sain, durable et fonctionnel.
Pourtant, une simple réflexion acoustique en amont peut transformer l’ambiance sonore d’un lieu – et donc le quotidien de celles et ceux qui y travaillent.
Nos conseils pour améliorer l’acoustique d’un espace de manière responsable
Pas besoin de suréquiper ni d’insonoriser à tout prix. Une acoustique réussie, c’est une bonne lecture des usages, une sélection de matériaux adaptés, et des choix cohérents avec l’engagement environnemental du projet.
1. Traiter en priorité les zones sensibles
Les besoins acoustiques ne sont pas les mêmes partout. Il est inutile de chercher à « isoler » un open space entier, mais il est essentiel de :
- Travailler les zones de réunion (où la clarté des échanges est primordiale),
- Prévoir des bulles ou alcôves pour les appels et les tâches demandant de la concentration,
- Amortir le son dans les espaces de convivialité (cafétéria, accueil) pour éviter l’effet « caisse de résonance ».
Conseil : dès les phases d’esquisses ou de zoning, positionnez les zones bruyantes (cuisine, copieur, circulation) loin des zones calmes.
2. Utiliser des matériaux absorbants et cohérents avec vos valeurs
Pour limiter les réverbérations, plusieurs solutions responsables existent :
- Les textiles : moquettes en dalles recyclées, rideaux épais, panneaux en tissu rembourré.
- Le bois : matériau chaleureux, naturellement isolant, idéal pour les claustras, bibliothèques, murs ajourés.
- Le végétal : en plus de son pouvoir apaisant, il absorbe les sons (suspensions, murs verts, pots de grande taille).
- Les panneaux acoustiques en matériaux recyclés (chutes textiles, bouteilles PET, laine de coton…).
Chez Merci René, nous privilégions :
- Le réemploi de cabines acoustiques et de mobiliers tapissés,
- Le surcyclage de panneaux muraux ou de rideaux fabriqués à partir de tissus déclassés,
- Le sourcing local, avec des fabricants engagés dans la filière écoresponsable.
3. Privilégier des solutions réversibles et évolutives
Les besoins acoustiques évoluent : un espace peut changer d’usage, accueillir plus de personnes, ou devoir intégrer de nouveaux outils.
D’où l’importance de choisir des solutions mobiles ou démontables : cloisons acoustiques sur roulettes, rideaux suspendus, alcôves non fixées etc.
Ce type d’aménagement permet de réduire l’impact environnemental à long terme, car les éléments peuvent être réutilisés dans un autre projet.
4. Penser le mobilier comme un outil acoustique
Certains meubles contribuent activement au confort acoustique :
- Les banquettes enveloppantes avec dossier haut ou coque tapissée,
- Les meubles de rangement ajourés, qui délimitent les espaces tout en cassant la propagation du son,
- Les coussins, tapis, rideaux, souvent vus comme éléments décoratifs, mais qui jouent un rôle essentiel dans l’absorption des bruits aigus.
En architecture intérieure, chaque élément peut avoir une double fonction : esthétique ET acoustique.
5. Travailler l’acoustique dès la phase de conception
C’est l’un des leviers les plus efficaces : penser l’acoustique en amont permet d’éviter des ajouts coûteux et peu cohérents une fois l’espace livré. Cela signifie :
- Réfléchir aux volumes, hauteurs sous plafond, matériaux de sol et muraux,
- Intégrer des zones tampons (vestiaires, rangements, cloisons végétales),
- Utiliser des revêtements muraux ou de sol absorbants dans les salles les plus utilisées.
Nos clients ont intégré des solutions acoustiques durables
Bureaux et open space
Des panneaux acoustiques et cloisons amovibles ont été intégrés pour structurer l’espace et apaiser l’ambiance sonore.
Salles de réunion
Des sols en moquette et du mobilier mêlant bois et tissus offrent un confort sonore discret et chaleureux dans les salles de réunion.
Les bulles acoustiques
Des cabines reconditionnées, transformées en petits chalets, allient isolation phonique et esthétique chaleureuse. Une solution idéale pour s’isoler ou se réunir.
Les cabines acoustiques
Améliore la confidentialité et libère des espaces
Les grands espaces de travail
La moquette optimise le bruit ambiant
Caféterias et salles de convivialité
Les panneaux suspendus managent la portée du son
En résumé
- Le confort acoustique est un enjeu majeur dans l’aménagement des espaces de travail.
- Il peut (et doit) être traité avec des solutions responsables et durables.
- Cela passe par des choix de matériaux, de mobilier, de configuration… toujours pensés en lien avec les usages.
- Le meilleur moment pour l’intégrer ? Dès le début du projet.